"Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile." Anne Rice extrait d'Entretien avec Un Vampire

"Le mal, c'est quelque chose de toujours possible. Et le bien, c'est quelque chose d'éternellement difficile." Anne Rice extrait d'Entretien avec Un Vampire
A la recherche du moi et de ce je qui pourra dire qu'il est heureux!
A la recherche du bien être qui souvent me fait défaut!
L'impression d'égarement dans les ténèbres, la chute dans le précipices!
Me battre alors que je doute de l'issue de mon combats!
Peut être trop peu sure de moi ou trop sure de ce que je ne suis pas!
L'espoir en moi se meurt!


pix Sakimichan

# Posté le vendredi 15 février 2008 09:45

Gottfied August Bürger : "Leonore"

Gottfied August Bürger : "Leonore"
Lénore au point du jour se lève, L'oeil en pleur, le c½ur oppressé ; Elle a vu passer dans un rêve, Pâle et mourant, son fiancé ! Wilhelm était parti naguère Pour Prague, où le roi Frédéric Soutenait une rude guerre, Si l'on en croit le bruit public.

Enfin, ce prince et la tsarine, Las de batailler sans succès, Ont calmé leur humeur chagrine Et depuis peu conclu la paix ; Et cling ! et clang ! les deux armées, Au bruit des instruments guerriers, Mais joyeuses et désarmées, Rentrent gaîment dans leurs foyers.

Ah ! partout, partout quelle joie ! Jeunes et vieux, filles, garçons, La foule court et se déploie Sur les chemins et sur les ponts. Quel moment d'espoir pour l'amante, Et pour l'épouse quel beau jour ! Seule, hélas ! Lénore tremblante Attend le baiser du retour.

Elle s'informe, crie, appelle, Parcourt en vain les rangs pressés. De son amant point de nouvelle... Et tous les soldats sont passés ! Mais sur la route solitaire, Lénore en proie au désespoir Tombe échevelée... et sa mère L'y retrouva quand vint le soir.

– Ah ! le Seigneur nous fasse grâce ! Qu'as-tu ? qu'as-tu, ma pauvre enfant ?... Elle la relève, l'embrasse, Contre son coeur la réchauffant ; Que le monde et que tout périsse, Ma mère ! Il est mort ! il est mort ! Il n'est plus au ciel de justice Mais je veux partager son sort.

– Mon Dieu ! mon Dieu ! quelle démence ! Enfant, rétracte un tel souhait ; Du ciel implore la clémence, Le bon Dieu fait bien ce qu'il fait. – Vain espoir ! ma mère ! ma mère ! Dieu n'entend rien, le ciel est loin... À quoi servira ma prière, Si Wilhelm n'en a plus besoin ?

– Qui connaît le père, d'avance Sait qu'il aidera son enfant : Va, Dieu guérira ta souffrance Avec le très-saint sacrement ! – Ma mère ! pour calmer ma peine, Nul remède n'est assez fort, Nul sacrement, j'en suis certaine, Ne peut rendre à la vie un mort !

– Ces mots à ma fille chérie Par la douleur sont arrachés... Mon Dieu, ne va pas, je t'en prie, Les lui compter pour des péchés ! Enfant, ta peine est passagère, Mais songe au bonheur éternel ; Tu perds un fiancé sur terre, Il te reste un époux au ciel.

– Qu'est-ce que le bonheur céleste Ma mère ? qu'est-ce que l'enfer ? Avec lui le bonheur céleste, Et sans lui, sans Wilhelm, l'enfer ; Que ton éclat s'évanouisse, Flambeau de la vie, éteins-toi ! Le jour me serait un supplice, Puisqu'il n'est plus d'espoir pour moi !

Ainsi, dans son coeur, dans son âme, Se ruait un chagrin mortel : Longtemps encore elle se pâme, Se tord les mains, maudit le ciel, Jusqu'à l'heure où de sombres voiles Le soleil obscurcit ses feux, À l'heure où les blanches étoiles Glissent en paix sur l'arc des cieux.

Tout à coup, trap ! trap ! trap ! Lénore Reconnaît le pas d'un coursier, Bientôt une armure sonore En grinçant monte l'escalier... Et puis, écoutez ! la sonnette, Klinglingling ! tinte doucement... Par la porte de la chambrette Ces mots pénètrent sourdement :

– Holà ! holà ! c'est moi, Lénore ! Veilles-tu, petite, ou dors-tu ? Me gardes-tu ton c½ur encore, Es-tu joyeuse ou pleures-tu ? – Ah ! Wilhelm, Wilhelm, à cette heure ! Ton retard m'a fait bien du mal, Je t'attends, je veille, et je pleure... Mais d'où viens-tu sur ton cheval ?

– Je viens du fond de la Bohême, Je ne suis parti qu'à minuit, Et je veux si Lénore m'aime Qu'elle m'y suive cette nuit. – Entre ici d'abord, ma chère âme, J'entends le vent siffler dehors, Dans mes bras, sur mon sein de flamme, Viens que je réchauffe ton corps.

– Laisse le vent siffler, ma chère, Qu'importe à moi le mauvais temps, Mon cheval noir gratte la terre, Je ne puis rester plus longtemps : Allons ! chausse tes pieds agiles, Saute en croupe sur mon cheval, Nous avons à faire cent milles Pour gagner le lit nuptial.

– Quoi ! cent milles à faire encore Avant la fin de cette nuit ? Wilhelm, la cloche vibre encore Du douzième coup de minuit... – Vois la lune briller, petite, La lune éclairera nos pas ; Nous et les morts, nous allons vite, Et bientôt nous serons là-bas.

Mais où sont et comment sont faites Ta demeure et ta couche ? – Loin : Le lit est fait de deux planchettes Et de six planches.... dans un coin Étroit, silencieux, humide. – Y tiendrons-nous bien ? – Oui, tous deux ; Mais viens, que le cheval rapide Nous emporte au festin joyeux !

Lénore se chausse et prend place Sur la croupe du noir coursier, De ses mains de lis elle embrasse Le corps svelte du cavalier... Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine Toujours le galop redoublait ; Les amants respiraient à peine, Et sous eux le chemin brûlait.

Comme ils voyaient, devant, derrière, À droite, à gauche, s'envoler Steppes, forêts, champs de bruyère, Et les cailloux étinceler ! – Hourrah ! hourrah ! la lune est claire, Les morts vont vite par le frais, En as-tu peur, des morts, ma chère ? – Non !... Mais laisse les morts en paix !

– Pourquoi ce bruit, ces chants, ces plaintes, Ces prêtres ?... – C'est le chant des morts, Le convoi, les prières saintes ; Et nous portons en terre un corps. – Tout se rapproche : enfin la bière Se montre à l'éclat des flambeaux... Et les prêtres chantaient derrière Avec une voix de corbeaux.

– Votre tâche n'est pas pressée, Vous finirez demain matin ; Moi j'emmène ma fiancée, Et je vous invite au festin : Viens, chantre, que du mariage L'hymne joyeux nous soit chanté ; Prêtre, il faut au bout du voyage Nous unir pour l'éternité ! –

Ils obéissent en silence Au mystérieux cavalier : – Hourrah ! – Tout le convoi s'élance, Sur les pas ardents du coursier... Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine Toujours le galop redoublait ; Les amants respiraient à peine, Et sous eux le chemin brûlait.

Ô comme champs, forêts, herbages, Devant et derrière filaient ! Ô comme villes et villages À droite, à gauche, s'envolaient ! – Hourrah ! hourrah ! les morts vont vite, La lune brille sur leurs pas... En as-tu peur, des morts, petite ? – Ah ! Wilhelm, ne m'en parle pas !

Tiens, tiens ! aperçois-tu la roue ? Comme on y court de tous côtés ! Sur l'échafaud on danse, on joue, Vois-tu ces spectres argentés ? – Ici, compagnons, je vous prie, Suivez les pas de mon cheval ; Bientôt, bientôt je me marie, Et vous danserez à mon bal.

– Houch ! houch ! houch ! les spectres en foule À ces mots se sont rapprochés Avec le bruit du vent qui roule Dans les feuillages desséchés : Hop ! hop ! hop ! ainsi dans la plaine Toujours le galop redoublait ; Les amants respiraient à peine, Et sous eux le chemin brûlait.

– Mon cheval ! Mon noir !... Le coq chante, Mon noir ! Nous arrivons enfin, Et déjà ma poitrine ardente Hume le vent frais du matin... Au but ! au but ! Mon coeur palpite, Le lit nuptial est ici ; Au but ! au but ! Les morts vont vite, Les morts vont vite. Nous voici ! –

Une grille en fer les arrête : Le cavalier frappe trois coups Avec sa légère baguette. – Les serrures et les verrous Craquent... Les deux battants gémissent, Se retirent. – Ils sont entrés ; Des tombeaux autour d'eux surgissent Par la lune blanche éclairés.

Le cavalier près d'une tombe S'arrête en ce lieu désolé : – Pièce à pièce son manteau tombe Comme de l'amadou brûlé... Hou ! hou !... Voici sa chair encore Qui s'envole, avec ses cheveux, Et de tout ce qu'aimait Lénore Ne laisse qu'un squelette affreux.

Le cheval disparaît en cendre Avec de longs hennissements.... Du ciel en feu semblent descendre Des hurlements ! des hurlements ! Lénore entend des cris de plainte Percer la terre sous ses pas.... Et son c½ur, glacé par la crainte, Flotte de la vie au trépas.

C'est le bal des morts qui commence, La lune brille... les voici ! Ils se forment en ronde immense, Puis ils dansent, chantant ceci : – Dans sa douleur la plus profonde, Malheur à qui blasphémera !... – Ce corps vient de mourir au monde... Dieu sait où l'âme s'en ira



pix: lullabaly-Child
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# Posté le lundi 18 février 2008 21:04

Petite pensée pour Eridan et ses parents

Petite pensée pour Eridan et ses parents
Voilà à cause d'un accident domestique la famille d'Eridan a connu un triste sort!
Mais malgré ce qui est arrivé cette famille et surtout ce petit bout de chou se battent au quotidien!
Cela sert a rien de juger les parents de mauvais parents car ce n'est nullement de leur faute et ni la faute à une mauvaise éducation!

La vie est parfois injuste mais le plus important c'est les sourires de ce petit garçon hyper courageux !!!


A Eridan

Petit garçon qui n'a pas vu le danger!
Tu as bien failli t'envoler!
mais tu as préféré rester
Et te Battre !
Leçon de courage,
Que bien des gens devraient suivre,
Un grand combat pour la vie!

Pour voir son blog cliqué ici
Photo d'Eridan

# Posté le mardi 19 février 2008 19:44

Modifié le mardi 19 février 2008 21:03

Beautiful Lie

Beautiful Lie
C'est un joli mensonge que la vie nous offre!
C'est beau, brillant , scintillant, mais de l'autre coté du miroir tous est gris et sale!
Malaise angoisse et peur c'est ça ma vie

# Posté le jeudi 21 février 2008 03:58

Ecoutez !

# Posté le samedi 23 février 2008 08:07